Marie Calumet

Marie Calumet

Ce qui fait la particularité de la Loge «Marie-Calumet», c’est le profond désir de ses membres de travailler dans le plaisir. Notre Loge est un lieu de travail philosophique et philanthropique, un lieu de recherche de «vérité», de ce qu’il nous est possible de percevoir et de concevoir. Elle promeut une parole libre pour tous ses membres dans le respect mutuel, en vue de protéger et d’encourager la confiance nécessaire à un travail maçonnique fructueux: la parole de chaque membre est importante.

La fraternité se vit autant lors de nos travaux que pendant les agapes qui les suivent.

Au sein de cette Loge, le symbolisme a sa place en tant que système de signes faisant appel aux valeurs et aux principes maçonniques du «Droit Humain». Les travaux de «Marie-Calumet», s’inscrivent dans un contexte québécois et nord-américain pour vivre et promouvoir l’identité québécoise. C’est une Loge qui se veut particulièrement progressiste: pour elle, il y a quelque chose à réinventer.

Le plaisir:

Nous avons imaginé une Loge où le plaisir est une valeur de construction qui mérite d’être rappelée. Il ne s’agit pas de moqueries, ni de sarcasme. Il s’agit plutôt de démontrer le plus souvent possible, la part de joie qui habite notre cœur. Pour nous, travailler dans le plaisir c’est vouloir désamorcer les tensions sans les nier. C’est vouloir adoucir nos drames humains.

Dans notre Loge, la parole est accordée à chacun dans la sagesse, la force et la beauté, et avec toute la tendresse et le plaisir dont nous sommes capables.

Pourquoi «Marie-Calumet»?

Ce nom est celui d’un roman québécois du début du XXe siècle. La parution de ce roman, en 1904, a valu à son auteur, le journaliste Rodolph Girard, la perte de son emploi au journal La Presse de Montréal, puis «l’exil» à Ottawa, en Ontario, l’œuvre ayant été condamnée par l’archevêché de l’Église catholique, alors toute puissante, de Montréal.

Ce roman d’un caractère rabelaisien, se voulait être une peinture de mœurs, un tableau humoristique des rapports sociaux du Québec rural de l’époque. Mais aussi il se voulait précurseur d’un regard plus critique de cette société sur ses élites religieuses alors omnipotentes.

Cette œuvre peut paraître bien anodine aujourd’hui, mais elle a voulu, en son temps, offrir une vision à la fois audacieuse et originale sur sa société. De plus, elle constitue encore aujourd’hui un témoignage à la fois sympathique et révélateur du caractère rieur du peuple québécois, de son esprit de gaieté et du plaisir qu’il conserve à jeter un regard moqueur sur lui-même.

L’audace de l’auteur et les caractéristiques de l’œuvre reflétant assez bien la teneur de nos travaux, nous adoptons pour notre loge le titre très distinctif de «Marie-Calumet», un titre qui illustre parfaitement les particularités de notre démarche maçonnique et les motivations qui nous animent.

Pour nous, «Marie-Calumet» symbolise l’affranchissement à la domination. Nous y trouvons un lien avec la laïcité et la volonté de libre pensée. Nous voulons inscrire ces valeurs en reprenant le titre du roman de Rodolph Girard pour promouvoir cette spécificité au sein la Franc-maçonnerie québécoise.

Pour joindre la loge Marie-Calumet: mariecalumet@droithumaincanada.org